Toitures végétalisées : sur les toits, la prairie

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5 avril dernier : nous n’étions pas nombreux ce jour là dans la salle du restaurant d’Epône mais ce qui s’y est dit était fort passionnant !
A l’occasion du 1er anniversaire de la biocoop d’Epône, Philippe Peigger de “Jardin Jade” était venu parler du principe de la toiture végétale(*) ou « comment intégrer d’avantage l’habitat dans l’écosystème ».
“Jardin Jade” n’est pas une structure inconnue de la biocoop d’Epone, puisque c’est cette entreprise qui a végétalisé une partie de sa toiture. Un nouvel écosystème se partage donc pour 1/3 les 1200 m2 de toiture avec les panneaux solaires et une surface en zinc sur les 2/3 restant.

Le toit de la Biocoop d'Epône
Le toit de la Biocoop d’Epône

17 espèces végétales ont été implantées sur un épais substrat de 8 cm.
Ce substrat est lui même posé sur une couche d’étanchéité, des plaques alvéolées drainantes et un feutre pour préserver la réserve d’eau.
Ce nouvel espace de vie sauvage apporte au bâtiment une inertie thermique et constitue un “tampon” pour les eaux pluviales : les eaux en parties retenues et filtrées nourrissent le substrat.
Peu à peu la vie se développe : champignons, insectes, oiseaux et nouveauxvégétaux apportés par le vent ou les oiseaux vont créer un nouvel équilibre naturel et participer à renforcer le maillage écologique.
Lorsque vous passez à la Biocoop d’Epône, pensez à lever le nez avant de passer les portes, des végétaux poussent au dessus de votre tête !

Outre l’exemple de la Biocoop, cette soirée avec « Jardin Jade » a été l’occasion de faire un tour d’horizon de cette pratique qui est
loin d’être nouvelle : elle a été utilisée depuis longtemps, notamment chez les amérindiens d’Amérique du Nord ou en Europe (pays
scandinaves). Elle ouvre aujourd’hui de nombreuses perspectives.

Car les toitures végétales améliorent la qualité des bâtiments : inertie thermique, isolation phonique, traitement des eaux, voire même création d’espace à vivre, à partager, à “potager” (voir le toit des bureaux du WWF).
Et de façon plus globale, elles peuvent contribuer à la circulation des espèces et des végétaux, améliorer la qualité de l’air, diminuer la pollution et la chaleur dans les villes, réguler le débit des eaux pluviales et diminuer le coût de traitement des eaux.
Voilà pourquoi, peut-être, ce type de toiture est obligatoire sur les nouvelles constructions à toit plat en Suisse ou dans certaines localités en Autriche et en Allemagne !

Alors un jardin sur votre toit ça vous dit ?
(*) Possible sur toit plat ou à faible pente.

En savoir d’avantage :

  • Vous êtes intéressé par la toiture végétale de la Biocoop ? Lors de votre prochaine visite, demander au personnel du magasin de vous la montrer (en fonction de leur disponibilité bien sûr) !
  •  www.jardinjade.com

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